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Ça y est, Absolvo : Premier Cri est lancé officiellement !
Après tant de mois de correction, de mise en page, de calculs, de comparatifs, ça y est, le livre est parti vers d’autres horizons (les vôtres j’espère) pour vivre pleinement sa vie et n’a (presque) plus besoin de moi pour exister. Merci à vous tous de l’accueillir ainsi !
Qu’en retirer ?
Quand je songe à tout ce parcours, je ne peux que confirmer que l’auto-édition, pour moi, fut le bon choix. J’ai pu aller à mon rythme, contrôler chaque phase pour aller petit à petit jusqu’au bout du processus. C’est extrêmement formateur de suivre ce chemin et de vérifier à chaque étape si cela me convenait ou non. Et agréable de n’avoir de compte à rendre à personne sinon à moi-même. Bon, okay, par contre, le plus dur, c’est forcément faire connaître le livre, mais en un sens, je suis aussi contente de me dire que tout ne sera pas tombé dans le fin fond des oubliettes après à peine deux mois de promo. Là, c’est un vrai marathon qui s’engage, et ce qui jouera le plus en ma faveur, c’est si le livre plaît, alors j’ose espérer que le bouche à oreilles s’enclenchera.

Quelle expérience ?
En dehors des étapes d’écriture classique (du brouillon à la construction du plan, en passant par la bêta-lecture), j’ai évidemment commencé par une première correction en m’aidant d’Antidote pour chasser les répétitions ainsi que les plus grosses erreurs de grammaire et d’orthographe.
Puis, en réfléchissant, j’ai décidé de passer par la publication en ligne, ne voulant pas tout à fait encore me lancer dans la publication réelle (peut-être une forme de procrastination face à tout le boulot pour rendre le livre vrai). C’était une première étape pour se faire connaître et aussi pour amoindrir le choc de livrer son histoire là, comme ça, toute seule.
Le temps que cette publication se termine, j’ai pu commencer à poser le tome 2 (quand même), et terminer notre voyage tout en laissant mon texte de côté sans y retoucher. J’ai pu m’occuper d’autres préoccupations et beaucoup d’administratif quant à notre retour, tout en réfléchissant à une nouvelle couverture car celle que j’avais mise temporairement en ligne ne me convenait plus bien sûr.
J’ai profité de la fin de l’été pour poser mes idées sur le style que je voulais (ça faisait des mois et des mois que j’y réfléchissais, il était temps d’être sérieux dessus !). Et finalement, j’ai pu obtenir ce que je voulais. A la fois sobre, à la fois proche des couvertures que j’aimais, à la fois intemporelle en un sens (parce que cette fois-ci, je ne peux plus en changer une fois que c’est lancé) et je l’espère, à la fois parlante quant à l’atmosphère du livre. C’était un gros bloc. J’avais le visage de mon futur livre. Et puis la rentrée est arrivée.
Crevante, éreintante. Avec la surprise de l’inspection en prime. Bref, de quoi me faire fuir en courant en me disant que revenir à l’éducation nationale était une grosse erreur. Alors peut-être que cela m’a un peu plus boostée pour me remettre à travailler sur le but ultime : sortir ce livre pour de vrai, voir s’il peut se vendre, si cela peut fonctionner.
Je me suis donc remise avec minutie sur la dernière relecture et correction. Elle m’a pris un temps monstre, mais je voulais le faire à tête reposée à chaque fois pour être sûre de ne rien laisser passer (ou du moins un maximum). D’expérience, je savais que sur de gros pavés, même les correcteurs professionnels peuvent ne pas rendre de copie parfaite. L’erreur est humaine, et c’est un métier, encore plus dans la langue française, qui nécessite un avis humain derrière car l’orthographe française, sa grammaire, sont soumises à l’interprétation. Ce fut très demandeur. Mais ce qui était bien, c’est que j’avais laissé passer suffisamment de temps pour que mon texte me semble neuf à nouveau. Et les dernières bévues me sautaient aux yeux (alors peut-être qu’il y en a encore, mais elles ne sont plus aussi évidentes !). A chaque mot, sa question, à chaque verbe, son changement de temps ou de sujet pour voir si je ne m’étais pas trompée (la plaie que d’écrire au passé à la première personne du singulier !).
Et ça y est, c’était fini.
J’avais quasiment tout : le texte corrigé, la couverture, même des en-têtes !
Il allait falloir se pencher sur l’impression et la mise en vente des livres. Et là, on revoit beaucoup de choses (comme c’est expliqué dans le post précédent). L’impression à la demande est beaucoup moins coûteuse quand on vend en petites quantités, et en terme de coût et revient, c’est Amazon qui est le plus avantageux. Je ne voulais toujours pas vendre mon livre trop cher. Au-dessus des 20 euros, ça me semblait être un coût exorbitant. A moins d’avoir une édition particulièrement belle et digne d’un collector (qui me reviendrait donc encore plus cher). Donc, quand mon choix fut arrêté à Amazon KDP, j’ai façonné la mise en page, les dimensions et la couverture pour que tout soit comme il faut. Et j’ai reçu ma première épreuve. J’avais bien bossé pour le coup puisque rien ne devait être modifié, parfait pour le lancement !
Et donc… on en arrive au marketing ! C’est là où il faut créer une espèce d’effervescence autour de la sortie pour en faire un véritable événement, l’exercice le plus difficile de mon point de vue ! Être commerciale, c’est vraiment pas mon truc ! Je ne sais pas enjoliver, je ne sais pas vendre, je ne sais pas proférer des mensonges pour faire avaler des couleuvres et faire rêver d’un changement de vie. Je n’ai pas cette assurance, mais il fallait bien s’y mettre quand même, donc… toute mon énergie s’est tournée sur Instagram. Mais bon, j’en reste assez mitigée, je n’aime pas plus l’exercice que ça.
En parallèle, je me suis occupée de la situation administrative aussi, pour devenir une vraie artiste-auteure et payer mes impôts avec mes quelques sous gagnés !
Et le lancement est arrivé !
J’étais très émue en voyant cette effervescence autour. Je ne serai jamais la plus démonstrative, mais cela m’a beaucoup touchée. Et cela m’a confortée dans mes choix. Alors, certes, je n’ai pas le budget marketing d’une maison d’édition qui a plusieurs personnes à plein temps dessus, mais ça a fonctionné à mon échelle. Je sais que chaque repost, chaque partage sont sincères et viennent du cœur plutôt que de se dire qu’il y a un intérêt derrière. J’ai aussi été confortée dans ma décision de passer par Amazon avec pas mal de bonnes surprises : l’impression à la demande est rapide (même très rapide, en deux jours, c’est chez vous, même moi pour aller à la Poste, je ne suis pas aussi rapide XD), l’impression peut être locale (à quelques vingt kilomètres de chez moi !), sinon européenne (oui, je n’avais pas envie que ça aille plus loin), et de bonne qualité (à la même hauteur, voire meilleure que certains tirages de grandes maisons d’édition). Le livre reste accessible au niveau du tarif, comme je le voulais. Alors, oui, pour le moment, je ne ferai pas ma fortune avec et je ne peux clairement pas en vivre, mais c’est la première pierre à l’édifice. Mon livre est là et peut rester à vie en ligne. La promotion n’en sera jamais abandonnée, puisque c’est moi qui suis derrière, et je commence donc un vrai marathon sans fin !
Et pour clôturer ce lancement en beauté, symboliquement, je l’associe à l’envoi d’un de mes exemplaires auteur à la Bibliothèque Nationale de France. Ça fait un petit quelque chose de se dire que maintenant, Absolvo va se trouver dans les stocks du patrimoine français jusqu’à l’effondrement de notre société, et pourquoi pas plus loin ?
Et la suite ?
Actuellement, j’essaie de ne pas vider mon énergie sur Instagram avec la promotion, ni de tomber dans le problème de contenu qui se ressemble. Quitte à travailler, je préfère forcément travailler pour moi et construire quelque chose de solide. Je me suis donc tout naturellement pencher à nouveau sur mon site. J’ai pris le temps de trouver un template qui me convenait bien mieux. Contrairement aux réseaux sociaux où nous sommes limités, je peux écrire autant que je le souhaite ici, sous la forme que je souhaite, sans algorithme aucun. Alors, certes, je ne suis pas trouvable forcément au détour d’une recherche, mais quelqu’un intéressé par mon univers sera ravi de voir les choses s’étoffer peu à peu ici et prendra plaisir à revenir dessus. Du moins, je l’espère. Tout est centralisé, et bien que je ne vais pas me tirer une balle dans le pied en supprimant Instagram, je compte en faire la vitrine de mon activité ici. Je remets juste les RS à leur place : ce sont des outils à notre service, et non l’inverse. Ils sont là pour nous promouvoir, mais nous n’avons pas non plus à chercher à comprendre leur algorithme qui change tous les 4 matins (encore pire que mes envies de changement de layout pour le site !).
Mon énergie doit servir à faire avancer mes projets, pas à être déversée dans une quête illusoire de pseudo-gloire. Oui, si j’en retire des vues, des likes, c’est très bien. Mais ça ne doit pas être ma vie. Car mes livres ont besoin de moi pour être écrits et doivent être ma priorité. « Mon » univers, « mon » site, « mes » projets.
Je vais terminer ce post sur ça avant de trop me disperser dans un sujet bien vaste. Mais donc….
Absolvo : Premier Cri est à présent disponible et est à la portée d’un clic !
Bonne lecture à vous, et si vous l’avez aimé et aimeriez m’aider à le faire connaître : votre voix est plus importante que n’importe quel RS ! L’effet boule de neige, c’est vous !
